Concert d'ouverture
Les grands concertos pour cordes — violon, alto & violoncelle
- Antonio VivaldiLes Quatre Saisons, op. 8 · les quatre concertos
- G. Ph. TelemannConcerto pour alto en sol majeur · Allegro — Andante — Presto
- Gioachino RossiniUne larme · pour violoncelle et cordes
Notes de programme +
Vivaldi — Les Quatre Saisons
Publiées en 1725 dans le recueil Il cimento dell'armonia e dell'inventione, ce sont quatre concertos pour violon, cordes et basse continue — l'œuvre baroque la plus jouée au monde. Chaque concerto est accompagné d'un sonnet, et la musique en illustre le texte presque mot à mot : Vivaldi invente ici la musique à programme, deux siècles avant Berlioz.
« Voici le Printemps, que les oiseaux saluent d'un chant joyeux. Et les fontaines, au souffle des zéphyrs, jaillissent en un doux murmure… »
Antonio Vivaldi (1678–1741), surnommé il Prete Rosso pour sa chevelure flamboyante, était violoniste virtuose et prêtre ordonné. Il composa plus de 500 concertos avant de mourir dans la pauvreté à Vienne, presque oublié — et ne fut redécouvert qu'au XXᵉ siècle.
Telemann — Concerto pour alto (TWV 51:G9)
Composé vers 1715–1720, c'est l'une des œuvres les plus importantes du répertoire pour alto — remarquable car, à l'époque, l'alto était rarement traité en soliste. De style baroque tardif, influencé par le concerto grosso italien et la tradition polyphonique allemande, son solo explore les registres graves et aigus avec une grande virtuosité. L'Andante est apprécié pour une profondeur expressive rare chez un instrument souvent cantonné aux voix intermédiaires.
Rossini — Une larme
Issue des Péchés de vieillesse — ces pages que Rossini continua d'écrire pour son seul plaisir, près de quarante ans après avoir renoncé à l'opéra au lendemain de Guillaume Tell —, Une larme (1858) est un thème et variations confié au violoncelle. Le thème, grave et nostalgique, épouse la nature chantante de l'instrument, que Rossini chérissait — on songe à l'ouverture de Guillaume Tell. Les variations en parcourent tous les climats, jusqu'à un finale étincelant couronné d'un de ces crescendos dont il avait le secret.